En bon nerd du ballon rond, j’ai passé mon lundi soir à l’écoute de RMC histoire d’avoir quelque chose d’intéressant à écrire. Les thèmes que je vais aborder dans les deux articles à venir ont été traités entre 20h et 22h par le quatuor Brisbois-Perès-Riolo-Ambrosiano. Le procès d’Antoine Kombouaré m’a tellement inspiré que j’ai décidé d’en faire un article à part entière pour vous exposer ma vision du Paris Saint-Germain actuel. J’attends vos commentaires pour me donner la votre et vous donne rendez-vous demain soir pour la deuxième partie de ce debrief qui aura un accent brésiliano-bordelo-monégasque. A suivre !

Le procès d’Antoine Kombouaré
A croire qu’ils étaient déjà pressés par le temps, nos quatre animateurs sont rentrés directement dans le vif du sujet avec leur procès hebdomadaire. Sur le banc des accusés ce soir : Antoine Kombouaré, critiqué pour ses choix à Toulouse et qui vient de perdre Hoarau pour plusieurs semaines. Bien dans son rôle de procureur, quoique volontairement gentil, Daniel Riolo a mis en avant le bilan insuffisant des Parisiens après neuf journées (13 points) ajoutant qu’en cas de défaite dimanche à Marseille, le PSG aurait alors une feuille de route de relégable. Comme il le dit, pour le 3ème budget de France, cela ferait tâche. Les avocats du prévenu (Péres et Ambrosiano donc) l’ont défendu en avançant que Kombouaré est victime d’un concours de circonstances fâcheux, entre les blessures à répétition de ses deux meilleurs attaquants (Hoarau et Erding) et du manque de profondeur de son effectif, faute de moyens mis à sa disposition.
De mon côté, j’entends bien tous ses arguments. Mais sérieusement, sur le terrain, pour avoir vu Paris assez souvent ces dernières semaines, je ne vois en eux qu’une très belle équipe de contre. Lorsque j’entends Marc Ambrosiano dire que Kombouaré a essayé de faire le jeu dimanche, j’ai juste envie de répondre qu’ils y ont été forcés par les Toulousains. Une équipe qui sait produire du jeu se crée forcément des occasions dans ce type de match. Regardez Bordeaux à Auxerre samedi. Là, à part Luyindula et Sankharé de loin, les Parisiens n’ont strictement rien montré de dangereux. Cette saison, leur match-référence, ils le font face à l’Olympique Lyonnais dans la peau d’une équipe qui contre. Ce n’est pas un hasard. Et le vrai problème qui existe pour eux aujourd’hui, c’est que des équipes comme Toulouse ou Monaco paraissent plus armés qu’eux dans ce registre là.
Il est vrai que n’importe quelle équipe de L1 peut avoir des difficultés à la finition lorsqu’elle est privée de ses deux principaux atouts offensifs. Mais déjà dans l’animation, il semble y avoir quelque chose de grippé dans cette équipe. Le 4-4-2 a résisté au changement d’entraîneur – et pour cause, c’est le système qu’utilisait Kombouaré à Valenciennes – et l’absence de véritables joueurs de couloir le déséquilibre. A gauche sur la feuille de match, Sessegnon repique constamment dans l’axe et aucun des attaquants ne compense en allant provoquer le latéral droit adverse. Côté droit, malgré le fait que je sois un fan de Jallet, je l’ai trouvé bien meilleur dans un rôle de milieu relayeur face à Lyon que sur l’aile face à Toulouse. J’ai déjà assez parlé du duo axial Clément-N’Goyi dimanche soir pour en rajouter. Tout ça pour dire que le 4-3-3 aperçu face à Lyon me paraît être la solution pour résoudre une partie des problèmes actuels du Paris SG.
Déjà que l’effectif est loin d’être pléthorique, il permettrait à plusieurs joueurs d’évoluer à leur poste de prédilection. Sessegnon a été au Mans et est toujours aujourd’hui du registre des relayeurs dribbleurs. On les trouve souvent dans les 4-3-3 épaulés par des plaques tournantes et autres distributeurs de ballon. N’en déplaise à Riolo, un gars comme Sankharé le fait plutôt en bien en équipe de France Espoirs. Entre Makelele, Clément et N’Goyi, on ne peut pas dire que le choix manque au poste de sentinelle. Jallet peut dépanner à tous ces postes en plus de celui de latéral droit. Chantôme est aussi là en back-up. Devant, Hoarau et Erding sont capables d’évoluer en pointe. Erding, je le vois tout à fait capable de se défendre sur l’aile gauche à la manière d’un Niang. Luyindula et Giuly ont déjà joué sur le côté droit… Tout ça paraît tellement naturel que je ne serai pas étonné de voir le PSG évoluer dans ce sens lorsqu’il aura récupéré ses deux points d’appui possibles.
Histoire de conclure en beauté, on en revient donc au verdict de ce procès qui a vu l’acquittement pur et simple de l’ex-entraîneur de Valenciennes. Personnellement, j’y serai allé d’une petite peine avec sursis qui tiendra jusqu’au retour à 100% des cadres de l’équipe parisienne (si j’ai beaucoup parlé de Hoarau et Erding, il ne faut pas non plus oublier Zoumana Camara en défense centrale). Je pense en avoir fait un petit peu la preuve, Paris a les moyens d’avoir une équipe équilibré mais ça passe par une remise en question chez les joueurs et l’entraîneur qui ont fait du 4-4-2 leur système de base depuis plusieurs saisons maintenant. Une fois ceci fait, l’optimisme pourra se réinviter au Parc des Princes d’où il a été chassé depuis la fin du mois d’août. D’ici là, comme chez le rival marseillais d’ailleurs, il faudra se contenter de limiter la casse et les écarts. Et tout le monde le sait, ce n’est pas forcément une chose facile…

Encore une fois, tout changera après Dimanche et le Om-Psg.
Si paris gagne comme l’année dernière, on va tout oublier du côté du Camp des loges et parler d’un énième retour des parisiens en Ligue1.
Mais s’ils perdent, ça va critiquer sec et pas seulement envers Kombouaré, mais aussi des joueurs.
C’est comme ça, le football évolue trop vite et on brûle ce que l’on a encensé et vice versa.
Donc oui, Kombouaré est responsable, puisque c’est lui qui titularise Ngoyi c’est pas une intervention divine,
Mais non, il n’est psa en danger car si Dimanche PAris gagne, il sera à nouveau observé comme l’entraineur qu’il fallait.
En Foot, ce qui est vrai un jour ne l’est pas le lendemain.
exemple: Milan AC qui s’est fait tué depuis 1 mois, et qui ce soir bat Madrid. Que va dire la presse demain ? Milan vieillissant ? Madrid imbattable ? Ils diront ce qu’ils veulent croire.
La seule chose qui ne ment pas, c’est le classement. ( quoi que…messieurs les arbitres..lol)
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