L’after de l’After du 21 septembre

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Parce que j’ai une vie sociale et parce que les podcasts existent, c’est le moment de retrouver une rubrique qui est en train de devenir récurrente sur e-foot.eu : le debriefing d’une émission consacrée au football. Faute de courage pour aller sur les autres radios, je vais une fois de plus revenir sur les thèmes du dernier Grand After de RMC après un petit couplet sur la nouvelle émission de Bixente Lizarazu sur RTL, « Club Liza » ; ne vous inquiétez pas, ce sera très rapide…

Le « Club Liza » donc. Je suis tombé dessus par hasard : le player du site de RMC était en rade, il était 20h et je voulais avoir quelque chose à écrire pour la soirée. Le concept est simple : notre ami Bixente reçoit un invité (Grégory Coupet ce lundi) pendant une heure pour des échanges très cordiaux. Tellement cordiaux qu’on sentirait presque la chaleur du studio de RTL à travers son ordinateur. Ajoutez-y une petite musique de lounge façon film érotique des années 80 et vous y êtes vraiment. Bref, c’était peut-être une émission intéressante mais pas sur les dix minutes que j’ai écouté. J’ai rejoint RMC au moment où le journaliste qui épaule Liza passait des sons de son reportage à l’ISEC au sujet des différentes coupes de cheveux de Grégory Coupet. Un moment intense.

Au moment où je récupère enfin l’After, Jérôme Leroy répond aux questions des quatres animateurs-chroniqueurs (Ambrosiano, Brisbois, Pérès et Riolo). Très intéressant, entretien avec le milieu du Stade Rennais permet à tout le monde d’enchaîner sur la première question de la soirée : actuellement quatrième, Rennes peut-il entrer dans le fameux « Gros Quatre » ? Oui et mille fois oui d’après moi. En tout cas, si le Paris SG est dans ces quatre, Rennes y a largement sa place. Il suffit de s’en persuader en regardant les effectifs des deux équipes et de zoomer sur les milieux de terrain. Là où Rennes possède deux joueurs pouvant permettre à l’équipe de prendre le jeu à son compte (Marveaux, Leroy), Paris n’a personne. Et qu’on ne me parle pas de Sessegnon en tant que créateur… Rennes et Paris ont les armes pour gêner les trois vrais gros du championnat ; Rennes a plus d’atouts pour faire le plein contre les petits.

Je passe sur le débat « Supporters et Fumigènes » et les problèmes extra-sportifs de l’OGC Nice pour arriver sur le deuxième sujet de football abordé dans l’After : les choix de Claude Puel dimanche soir face à Paris (cliquez ici pour l’analyse). Ce thème nous offrir d’ailleurs une prise de bec mémorable entre Daniel Riolo et Marc Ambrosiano qui élèvent la voix alors qu’ils sont d’accord sur le fond : un grand moment pour ceux qui pensent que les journalistes jouent un rôle précis dans ce genre d’émission. Autre highlight de l’émission, Marc Ambrosiano nous annonce sans trembler du menton que Lyon souffre déjà d’une « Bastos-dépendance ». Bien que j’apprécie énormément le milieu brésilien (cliquez ici pour l’article qui lui est consacré), il me paraît bien moins indispensable que Miralem Pjanic au système lyonnais actuel. Car s’il lui a repris son maillot et son numéro, Pjanic a aussi enfilé la panoplie du meneur de jeu laissé vacante par Juninho.

Titulaires face à Paris, Toulalan est un 6 pur, Makoun s’en approche et Kallström est aujourd’hui un joueur qui me rappelle le Tiago de la grande époque lyonnaise. Pjanic en Juninho, Kallström en Tiago et Toulalan en Diarra, voilà à quoi ressemble l’entrejeu-type de l’OL. On l’a vu dimanche, le problème lyonnais réside dans l’absence d’un deuxième créateur derrière Pjanic. Kallström a l’air d’avoir oublié les fondamentaux du poste et Ederson ne les a jamais vraiment eu. Il y a bien Mathieu Bodmer mais son entraîneur a décidé de le fixer en défense centrale. La pige de Toulalan à ce poste face à la Fiorentina en appelle t-elle d’autres ? Mais, dans ce cas, qui pour jouer les sentinelles ? On a beau faire le tour de la question, aussi séduisant soit-il, l’effectif de l’OL semble manquer de profondeur. Et je ne parle pas du poste d’avant-centre que seul Gomis peut occuper dans une équipe taillé pour défendre comme dimanche soir.

Les problèmes de banc, Didier Deschamps ne devrait normalement pas les connaître à Marseille. Alors que « les quatre fantastiques » revenaient sur la performance marseillaise du week-end, Jean-François Pérès a proposé une nouvelle organisation du milieu de terrain marseillais. Toujours en losange, le 4-3-3, faute d’ailier droit (Ben Arfa), est déjà rejeté par tous les intervenants, il alignerait Lucho à droite et Cheyrou à la pointe derrière Brandao et Niang. Si j’approuve l’idée de faire reculer Lucho (cliquez ici pour l’article qui lui est consacré), pourquoi mettre Cheyrou en numéro 10 ? Je l’ai déjà évoqué ici, le numéro 10 moderne n’est plus un créateur ; c’est avant tout un joueur extrêmement doué sur le plan technique et capable de faire la différence dans des défenses très resserrées. Je pense que certains ont déjà fait le rapprochement, si Marseille veut jouer en losange, c’est Ben Arfa le mieux armé pour jouer derrière les attaquants.

L’heure et demi suivante de l’émission est entièrement consacré aux trois « Drôles de Dames », correspondantes en Angleterre, Espagne et Italie. L’information, très intéressantes au demeurant, primant sur les débats, je vais juste évoquer celles qui m’ont marqué. D’abord les rumeurs envoyant Robinho à Barcelone pour être le concurrent (remplaçants de Thierry Henry en froid avec Guardiola : Robinho à gauche, Messi à droite et Ibrahimovic dans l’axe, il n’y a pas beaucoup de défenses qui « pourraient test ». Autre petite info sympa, les belles performances de Cassano qui contribuent à l’actuelle première place de la Sampdoria dans le Calcio. Après la pression de Madrid et de Rome, le  « plus grand talent du football italien de ces dernières années » -dixit Didier Mengo- s’éclate aujourd’hui dans un club familial, loin de toute pression… Et si Ben Arfa partait à Rennes ?

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