Cette fois ça y est, l’équipe de France en a terminé avec sa phase éliminatoire pour la Coupe du Monde 2010. En attendant le tirage au sort des barrages qui aura lieu lundi prochain, les Bleus-bis ont facilement disposé de l’Autriche ce soir en match de clôture du groupe 7. De quoi se remettre le public du stade de France dans un coin de sa poche et confirme le regain de forme de l’ensemble du groupe France. Mais forcément, tout ne fut pas parfait, c’est ce que vous allez voir dans l’article à venir. Une analyse d’un nouveau genre, qui reprend point par point les différents sujets que je trouve intéressant à aborder après cette rencontre. J’attends vos avis sur cette formule bien sûr.

A gauche, à gauche, à gauuuuuuuuche. A l’inverse de la rencontre face au Feroe, l’équipe de France évolue bel et bien en 4-4-2 au coup d’envoi. Pour ceux qui ont suivi les Girondins sous l’ère d’Elie Baup, on peut même apparenter l’organisation français au fameux 4-4-2 baupien avec deux joueurs excentrés auxquels il est demandé de proposer des solutions dans l’axe pendant qu’un autre joueur (le latéral ou l’attaquant) dédouble dans le couloir. L’excellent match de Malouda au poste de milieu gauche est du coup en mettre en relation avec sa bonne entente avec son attaquant, Karim Benzema, qui a souvent combiné avec lui. A l’inverse, sur l’aile droite, Sidney Govou devait attendre les montées de Rod Fanni pour trouver un partenaire avec qui échanger dans son couloir. Sur l’ensemble de la rencontre, je pense que l’équipe de France avait réellement de pencher sur un côté : d’abord à gauche pendant 78 minutes avec les déplacements de Benzema et Henry puis Gignac présent dans l’axe, puis à droite, pendant les 12 dernières minutes avec Gignac à droite et Gomis dans la surface autrichienne.
L’axe Sissoko-Diarra. L’Equipe qui nous annonçait Toulalan associé à Alou Diarra s’était donc plantée. Au moment où je découvre la titularisation de Sissoko, je piaffe d’impatience, imaginant déjà l’allant et la percussion du Toulousain donner un coup de frais au milieu de terrain français. C’était sans compter sur les consignes, très strictes, qui ont cantonné l’espoir sur la même ligne que la sentinelle bordelaise. L’intérêt est proprement nul, et au final, je me dis même que mettre Toulalan aurait apporter le jeu long qui manquait cruellement aux Français lors des premiers quarts d’heure des deux mi-temps. Les Autrichiens jouaient haut et réussissaient à couper les transmissions au sol entre les défensifs français et les offensifs. Qui dit bloc haut, dit espaces dans la profondeur mais personne, dans l’axe français, n’a réussi à adresser un bon ballon vers Benzema depuis sa moitié de terrain. Résultat, les Bleus ont passé quelques minutes difficiles mais, heureusement pour eux, l’Autriche n’avait pas les armes pour les gêner très longtemps.
Attaques placées ? Les fans du Barça vous le diront volontiers ; il n’y a peut-être rien de plus beau, en football, qu’une attaque placée et construite qui finit dans les filets adverses. Hier soir, dès l’annonce du onze de départ, il était quasi certain que seul un miracle pourrait nous en offrir. Et celui-ci n’a pas eu lieu. Les trois buts français viennent de récupérations de balle dans le camp adverse, que ce soit sur un pressing ou une erreur autrichienne, enchaînées avec un jeu direct et rapide vers l’avant pour faire la différence. Sur le premier, c’est le service en une touche de Govou pour Malouda qui n’a plus qu’à centrer. L’action du penalty (comique) à l’origine du deuxième but part d’une récupération de balle de Fanni à droite qui poursuit sa route en sollicitant un appui de Govou. Enfin, le magnifique numéro en solo de Gignac part d’un pressing gagnant de Gaël Clichy côté gauche qui lance, là aussi en une touche, l’attaquant toulousain. L’absence de Gourcuff et d’Anelka étaient déjà des indicateurs concernant la nature de la grande majorité des attaques françaises.
Sale défense. C’était le grand test de la semaine de Domenech : une arrière-garde complètement remaniée pour éviter toute suspension d’un des quatre de ce qui est en train de devenir la défense-type. Si Gael Clichy et Rod Fanni m’ont paru plutôt convaincant, notamment dans le pressing des ailiers adverses qu’ils ont souvent contenu dans leur moitié de terrain, la charnière sévillane Squillaci-Escudé sont restés en retrait. Individuellement tout d’abord, les deux hommes n’ont pas été impériaux dans les duels, notamment Escudé pris à plusieurs reprises par la même feinte de Hofer à l’origine du but autrichien. Mais c’est surtout dans son positionnement sur la pelouse, souvent trop bas, qu’elle m’a déçu. Autant lorsque les Bleus étaient en phase d’attente avec Sissoko et Diarra à 30 mètres de leurs buts, ça passe. Autant lorsque ces derniers décident de monter d’un cran, aux alentours de la ligne médiane, pour soutenir le pressing de leurs attaquants, la défense doit suivre. Ce qu’elle n’a pas fait, et ce qui a offert de vrais espaces entre les deux lignes françaises, propices aux seconds ballons récupérés après les déviations de Janko.
Les joueurs à l’arrache :
Lloris : Parfait dans ses sorties, une belle parade en première période mais un premier ballon négocié bizarrement sur le but autrichien.
Fanni : Il me fait penser à un Souley Diawara latéral. Hasardeux dans son placement mais capable de se rattraper grâce à sa puissance physique.
Squillaci : Le meilleur des deux centraux. Malgré quelques difficultés face à Janko, il s’en est globalement bien sorti.
Escudé : Quelques anticipations bien senties mais malheureusement pour lui, on retient plus les duels qu’il a perdu face à Hofer.
Clichy : Moins dribbleur qu’Evra, il compense avec un pied gauche capable d’allonger et de sauter une ligne lorsque c’est nécessaire.
A.Diarra : On attend toujours de la voir seul devant la défense. Il s’est signalé par son engagement en début de match. Soirée calme ensuite.
Sissoko : Entre le sous-régime et sa première au stade de France, il a livré une prestation plutôt correcte malgré des tentatives de loin manquées.
Govou : Comparé à Malouda, il manqué de jus…et de quelqu’un avec qui travailler pendant 90 minutes dans le couloir droit.
Malouda : L’homme du match. Il s’est baladé face à ses adversaires directs et a très intelligemment profité des courses de Benzema.
Henry : Il a quasiment joué en pivot axial pendant 50 minutes. Un match moyen qu’il termine par la perte de balle à l’origine du but autrichien.
Benzema : Décomplexé ? Il a livré un très bon match d’attaquant, se rendant surtout utile par ses déplacements sur la largeur du terrain.
Gignac : Comme face au Feroe, on ne le voit pas trop dans le jeu mais il plante un but absolument magnifique.



Moi j’aurai plus titre « les bleus bis sans nous convaincre », faut pas oublier qu’en face ct l’Autriche B avec des gamins et des gars sortis dont ne sait trop ou … Moi j’ai bien aime l’envie cote francais, la ok ya un gros changement ya de l’allant et une envie globale d’emballer un match et d’attaquer. Ok le fond de jeu normal que ca soit pas terrible ces joueurs n’ont pas de reperes.
Mais il y a eu enormement de pertes de balles, de maladresses individuelles (Fanni et Sissoko se sont plantes dans un nombre incalculable de relances, Clichy les 20premieres minutes glisse de partout) qui m’ont vraiment souler.A ce niveau c’est pas normal de rater autant de passes simples, de meme pas prendre le controle du match des le debut (15minutes de ballades autrichiennes au debut faut pas oublier !!) surtout que les autrichiens ne jouent jamais ac cette equipe et donc n’avaient pas plus de reperes que nous !!!
Apres pourquoi Sissoko titulaire et pas Diaby? Diaby qui a chaque fois qu’il vient passe son temps en tribunes. desole Sissoko on en fait trop sur lui et il aurait ete bien plus utile en Espoirs. ok hier il avait peut etre des consignes mais ses passes ratees, son absence ds le relai milieu attaque et surtout ses frappes 15 metres au dessus c pas la faute a Domenech ca! Juste un manque de talent…
Tu aurais pu faire une petite analyse aussi sous la forme ceux qui ont marque des points, ceux qui ont decu et ceux pour qui rien n’a change ac ce match…
Ont marque des points: Lioris, Squillaci, Malouda, Benzema
Deceptions: Clichy, Fanni, Escude, Sissoko
rien ne change:Govou, Diarra
avis personnel bien sur! :-)Reply – Quote
Twitter: flotoniutti
Je n’oublie pas le premier quart d’heure des deux mi-temps. Je suis d’accord avec toi sur ton commentaire, je n’ai pas non plus été convaincu par ce match. La victoire 3-1 est un minimum face à une telle équipe. Enormément de déchets comme tu l’as dit mais aussi des soucis pour créer quoi que ce soit comme je l’évoque dans l’article. Pour l’absence de Sissoko dans le relais milieu-attaque, on peut poser la question des consignes quand on voit qu’il reste enchaîné à 20 mètres de Diarra de la première à la dernière minute de la rencontre. Après oui, passe ratée et tout ce qui suit, ça a été son lot, comme celui de beaucoup d’autres français, Fanni, Clichy mais aussi Henry. Ce match entre parfaitement dans l’évolution actuelle des Bleus, la victoire confirme les progrès (d’ailleurs, j’ai eu le bon score pour une fois) et nous laisse dans une série positive avant les barrages; C’est là l’essentiel je pense.Reply – Quote
[...] un petit rappel de tous les matchs que j’ai regardé et parfois analysé : France-Feroe, France-Autriche, Uruguay-Argentine, Auxerre-Bordeaux, Toulouse-Paris SG, Bordeaux-Bayern Munich, Lille-Genoa, [...]Reply – Quote