Les joueurs du mois (novembre-décembre 2009)

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Le dernier bilan global de 2009 publié, e-foot envoie son dernier top 5 de l’année se basant sur les rencontres allant de la trêve internationale des barrages pour la Coupe du Monde à la 19ème et dernière journée de la phase aller du championnat de France. Après avoir hissé Trémoulinas en tête de classement le mois dernier, les Girondins placent Jaroslav Plasil et Marc Planus dans le top. C’est Pedro, du FC Barcelone qui m’a fait la plus forte impression lors du Mondial des Clubs. Mata et Veron complètent ce classement uniquement basé sur les matchs que j’ai vu !
1- Pedro (FC Barcelone)
Lancé dans le grand bain de la Liga dans l’indifférence générale par Rijkaard en 2007 (deux matchs joués), Pedro connaît aujourd’hui une ascension fulgurante dans la hiérarchie du Barça et même du football continental. Cette saison, le petit ailier gauche du Barça en est déjà à dix-sept apparitions sous le maillot blaugrana, treize en championnat et quatre en Ligue des Champions. Mais surtout, plus que de simples rencontres, Pedro apporte déjà sa valeur ajoutée en se transformant régulièrement en homme providentiel. Après avoir offert la victoire au Barça lors de la dernière Supercoupe d’Europe au mois d’août, il a récidivé à la mi-décembre en inscrivant le but égalisateur du Barça face à Estudiantes à deux minutes du coup de sifflet final du Mondial des Clubs. Deux jours plus tôt, il était rentré dans l’histoire en devant le premier footballeur à inscrire au moins un but dans six compétitions différentes au cours de la même saison. Mais en attendant de marquer avec l’Espagne lors de la prochaine Coupe du Monde, Pedro a un bel objectif à remplir : finir de convaincre Guardiola et chiper la place de Thierry Henry sur l’aile gauche de la meilleure équipe de la planète. Jouable.
2- Marc Planus (Girondins de Bordeaux)
Si Bordeaux termine l’année 2009 avec la meilleure défense de Ligue 1 et même de Ligue des Champions, c’est en grande partie grâce à son patron de l’arrière-garde, Girondin de toujours. Depuis le début de la saison, Planus affiche un niveau de jeu impressionnant lors de la grande majorité de ses sorties. Jusqu’ici, il était surtout connu pour ses tacles millimétrés qui lui permettait des retours en catastrophe aussi magnifiques que licites. Mais cet atout était aussi en grande partie dû au fait que le joueur se refusait à jouer haut, préférant suivre l’adversaire pour le prendre au bon moment. Sous la houlette de Blanc, qui ne l’a pas ménagé depuis deux ans, Planus a réussi à transformer son jeu pour devenir aujourd’hui la première rampe de lancement des attaques bordelaises. Bordeaux a gagné son titre grâce à la colonne vertébrale Diarra-Gourcuff-Chamakh ; si les Girondins récidivent cette saison, les observateurs devront sans aucun doute y ajouter Planus. De quoi intéresser Raymond Domenech qui cherche désespérément un axial gauche depuis le début de la campagne vers le Mondial 2010 ? Je crains que le Bordelais ait une saison de retard…
3- Juan Manuel Mata (FC Valence)
Un ailier gauche espagnol peut en cacher un autre. Sa performance face à Lille en Ligue Europa à un poste qui n’était pas le sien m’a suffit pour le propulser dans mon top cinq du mois. Vif et technique, il avait fait de la rencontre de Rami et Chedjou un véritable cauchemar en préférant esquiver des duels qu’il aurait de toute façon perdu. C’est cette intelligence de jeu, à toujours rechercher l’espace et la distance avec son adversaire direct, qui lui permet, et permet aux autres joueurs de même talent et de même gabarit, à exister quelquesoit leur poste sur le terrain. Les exemples de Pedro et d’Iniesta vont aussi dans ce sens. A l’inverse, celui de Leonel Messi s’applique moins ici, l’Argentin étant plus un adepte du dribble et du un-contre-un plutôt que de l’évitement. D’ailleurs, ce n’est peut-être pas anodin si on ne le voit bon que sur son aile droite à Barcelone. Mais je m’éloigne du sujet principal : à seulement 21 ans, Mata est déjà une valeur sûre du football espagnol, facile à intégrer dans le fameux Toque de la sélection nationale avec laquelle il a déjà disputé six rencontres.
4- Jaroslav Plasil (Girondins de Bordeaux)
Si elle avait permis à Laurent Blanc d’équilibrer son losange, l’arrivée de Plasil à Bordeaux pendant l’été n’avait pas encore fait d’étincelles. Il a en fait fallu attendre le 25 novembre et la prestigieuse victoire face à la Juventus de Turin pour voir l’international tchèque montrer toute l’étendue de son talent. Yoann Gourcuff blessé, il prend la place du Français dans le 4-2-3-1 en soutien de Marouane Chamakh mais joue une partition bien différente. Moins attiré par le but, Plasil se mue en un véritable chef d’orchestre à une trentaine de mètres des buts turinois, capable, dos au but, de jouer les points d’appui au sol pour les milieux souhaitant se projeter vers l’avant ou de jouer les relais, d’une aile à l’autre, lorsqu’il se retrouve dans le sens du jeu. Ce poste, nouveau pour lui, se marie à merveille avec son style, celui d’un joueur habile dans les transmissions et qui limite les touches de balle à leur minimum. Dix jours après sa perf face à la Juve, il remet ça en offrant la victoire face au Paris Saint-Germain après une demi-heure de rêve épaulé par Gourcuff juste derrière lui. Si Fernando quitte Bordeaux cet hiver, Laurent Blanc tient déjà la bonne formule…
5- Juan Sébastian Veron (Estudiantes de la Plata)
On termine ce top 5 avec un vieux de la vieille qui en a encore sous la pédale. Ceux qui, comme moi, ont suivi la campagne éliminatoire de l’Argentine pour la Coupe du Monde l’ont déjà retrouvé il y a quelques mois. Personnellement, je l’ai surtout redécouvert sous les couleurs du club de la Plata avec qui il a disputé la finale du Mondial des Clubs face au Barça. Revenu dans son club de formation dix ans après son départ, il a contribué à lui redonner son lustre d’antan en étant un grand artisan de la victoire d’Estudiantes lors de la dernière Copa Libertadores. Face à Barcelone il y a quelques semaines, il a rayonné au milieu de terrain, éclipsant Xavi pendant toute la première période. S’il court certainement moins qu’avant, l’Argentin n’a rien perdu de ce qui a fait de lui l’un des meilleurs milieux de la planète : sa vision du jeu n’a pas baissé et ses passes sont toujours aussi bien dosées. Son match face à Barcelone m’a vraiment donné envie de le retrouver lors de la prochaine Coupe du Monde. Bonne nouvelle, sauf blessure, Maradona devrait l’amener en Afrique du Sud !
Que sont devenus les cinq du mois derniers ? Trémoulinas continue à régaler le public bordelais qui voit de plus en plus en lui le Lizarazu des années 2010. Benzema continue cahin-caha son adaptation au football espagnol et à l’environnement madrilène. Lisandro Lopez connaît le même sort qu’a connu l’international français sous le maillot de l’OL la saison dernière : seul au monde. Benoît Pedretti est toujours aussi indispensable au collectif de l’AJ Auxerre qui, après une période de moins bien, termine l’année par une performance au Vélodrome. Enfin, Rooney s’affirme comme le leader technique de Manchester United depuis le départ de Cristiano Ronaldo. Et vous, quels sont vos cinq du mois ?

Le dernier bilan global de 2009 publié, e-foot envoie son dernier top 5 de l’année se basant sur les rencontres allant de la trêve internationale des barrages pour la Coupe du Monde à la 19ème et dernière journée de la phase aller du championnat de France. Après avoir hissé Trémoulinas en tête de classement le mois dernier, les Girondins placent Jaroslav Plasil et Marc Planus dans le top. C’est Pedro, du FC Barcelone qui m’a fait la plus forte impression lors du Mondial des Clubs. Mata et Veron complètent ce classement uniquement basé sur les matchs que j’ai vu !

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1- Pedro (FC Barcelone)
Lancé dans le grand bain de la Liga dans l’indifférence générale par Rijkaard en 2007 (deux matchs joués), Pedro connaît aujourd’hui une ascension fulgurante dans la hiérarchie du Barça et même du football continental. Cette saison, le petit ailier gauche du Barça en est déjà à dix-sept apparitions sous le maillot blaugrana, treize en championnat et quatre en Ligue des Champions. Mais surtout, plus que de simples rencontres, Pedro apporte déjà sa valeur ajoutée en se transformant régulièrement en homme providentiel. Après avoir offert la victoire au Barça lors de la dernière Supercoupe d’Europe au mois d’août, il a récidivé à la mi-décembre en inscrivant le but égalisateur du Barça face à Estudiantes à deux minutes du coup de sifflet final du Mondial des Clubs. Deux jours plus tôt, il était rentré dans l’histoire en devant le premier footballeur à inscrire au moins un but dans six compétitions différentes au cours de la même saison. Mais en attendant de marquer avec l’Espagne lors de la prochaine Coupe du Monde, Pedro a un bel objectif à remplir : finir de convaincre Guardiola et chiper la place de Thierry Henry sur l’aile gauche de la meilleure équipe de la planète. Jouable.

2- Marc Planus (Girondins de Bordeaux)
Si Bordeaux termine l’année 2009 avec la meilleure défense de Ligue 1 et même de Ligue des Champions, c’est en grande partie grâce à son patron de l’arrière-garde, Girondin de toujours. Depuis le début de la saison, Planus affiche un niveau de jeu impressionnant lors de la grande majorité de ses sorties. Jusqu’ici, il était surtout connu pour ses tacles millimétrés qui lui permettait des retours en catastrophe aussi magnifiques que licites. Mais cet atout était aussi en grande partie dû au fait que le joueur se refusait à jouer haut, préférant suivre l’adversaire pour le prendre au bon moment. Sous la houlette de Blanc, qui ne l’a pas ménagé depuis deux ans, Planus a réussi à transformer son jeu pour devenir aujourd’hui la première rampe de lancement des attaques bordelaises. Bordeaux a gagné son titre grâce à la colonne vertébrale Diarra-Gourcuff-Chamakh ; si les Girondins récidivent cette saison, les observateurs devront sans aucun doute y ajouter Planus. De quoi intéresser Raymond Domenech qui cherche désespérément un axial gauche depuis le début de la campagne vers le Mondial 2010 ? Je crains que le Bordelais ait une saison de retard…

3- Juan Manuel Mata (FC Valence)
Un ailier gauche espagnol peut en cacher un autre. Sa performance face à Lille en Ligue Europa à un poste qui n’était pas le sien m’a suffit pour le propulser dans mon top cinq du mois. Vif et technique, il avait fait de la rencontre de Rami et Chedjou un véritable cauchemar en préférant esquiver des duels qu’il aurait de toute façon perdu. C’est cette intelligence de jeu, à toujours rechercher l’espace et la distance avec son adversaire direct, qui lui permet, et permet aux autres joueurs de même talent et de même gabarit, à exister quelquesoit leur poste sur le terrain. Les exemples de Pedro et d’Iniesta vont aussi dans ce sens. A l’inverse, celui de Leonel Messi s’applique moins ici, l’Argentin étant plus un adepte du dribble et du un-contre-un plutôt que de l’évitement. D’ailleurs, ce n’est peut-être pas anodin si on ne le voit bon que sur son aile droite à Barcelone. Mais je m’éloigne du sujet principal : à seulement 21 ans, Mata est déjà une valeur sûre du football espagnol, facile à intégrer dans le fameux Toque de la sélection nationale avec laquelle il a déjà disputé six rencontres.

4- Jaroslav Plasil (Girondins de Bordeaux)
Si elle avait permis à Laurent Blanc d’équilibrer son losange, l’arrivée de Plasil à Bordeaux pendant l’été n’avait pas encore fait d’étincelles. Il a en fait fallu attendre le 25 novembre et la prestigieuse victoire face à la Juventus de Turin pour voir l’international tchèque montrer toute l’étendue de son talent. Yoann Gourcuff blessé, il prend la place du Français dans le 4-2-3-1 en soutien de Marouane Chamakh mais joue une partition bien différente. Moins attiré par le but, Plasil se mue en un véritable chef d’orchestre à une trentaine de mètres des buts turinois, capable, dos au but, de jouer les points d’appui au sol pour les milieux souhaitant se projeter vers l’avant ou de jouer les relais, d’une aile à l’autre, lorsqu’il se retrouve dans le sens du jeu. Ce poste, nouveau pour lui, se marie à merveille avec son style, celui d’un joueur habile dans les transmissions et qui limite les touches de balle à leur minimum. Dix jours après sa perf face à la Juve, il remet ça en offrant la victoire face au Paris Saint-Germain après une demi-heure de rêve épaulé par Gourcuff juste derrière lui. Si Fernando quitte Bordeaux cet hiver, Laurent Blanc tient déjà la bonne formule…

5- Juan Sébastian Veron (Estudiantes de la Plata)
On termine ce top 5 avec un vieux de la vieille qui en a encore sous la pédale. Ceux qui, comme moi, ont suivi la campagne éliminatoire de l’Argentine pour la Coupe du Monde l’ont déjà retrouvé il y a quelques mois. Personnellement, je l’ai surtout redécouvert sous les couleurs du club de la Plata avec qui il a disputé la finale du Mondial des Clubs face au Barça. Revenu dans son club de formation dix ans après son départ, il a contribué à lui redonner son lustre d’antan en étant un grand artisan de la victoire d’Estudiantes lors de la dernière Copa Libertadores. Face à Barcelone il y a quelques semaines, il a rayonné au milieu de terrain, éclipsant Xavi pendant toute la première période. S’il court certainement moins qu’avant, l’Argentin n’a rien perdu de ce qui a fait de lui l’un des meilleurs milieux de la planète : sa vision du jeu n’a pas baissé et ses passes sont toujours aussi bien dosées. Son match face à Barcelone m’a vraiment donné envie de le retrouver lors de la prochaine Coupe du Monde. Bonne nouvelle, sauf blessure, Maradona devrait l’amener en Afrique du Sud !

Que sont devenus les cinq du mois derniers ? Trémoulinas continue à régaler le public bordelais qui voit de plus en plus en lui le Lizarazu des années 2010. Benzema continue cahin-caha son adaptation au football espagnol et à l’environnement madrilène. Lisandro Lopez connaît le même sort qu’a connu l’international français sous le maillot de l’OL la saison dernière : seul au monde. Benoît Pedretti est toujours aussi indispensable au collectif de l’AJ Auxerre qui, après une période de moins bien, termine l’année par une performance au Vélodrome. Enfin, Rooney s’affirme comme le leader technique de Manchester United depuis le départ de Cristiano Ronaldo. Et vous, quels sont vos cinq du mois ?

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