The Champ is (almost) here

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Montpellier, Marseille, Lille, Lyon et même Auxerre vainqueurs, les Girondins de Bordeaux avaient plus que la pression ce soir au moment de recevoir un AS Saint-Etienne toujours en difficulté mais sur une dynamique plutôt positive en ce début d’année 2010. Fernando l’avait annoncé il y a peu : lui et ses coéquipiers aiment les grands rendez-vous. Après une bonne entame de match, ils se sont toutefois faits peur tout seul (une fois de plus), leur victoire ne tenant sans doute qu’à un penalty manqué par Bergessio. e-foot revient sur ce grand match de la 24ème journée de Ligue 1.

Son équipe cueillie à (très) froid par Monaco en milieu de semaine, Laurent Blanc avait décidé de modifier quelque peu ses plans ce soir, « pour se rassurer ». Exit donc le milieu en losange avec le seul Fernando devant la défense, l’entraîneur bordelais aligne un intermédiaire supplémentaire entre la défense et l’attaque en la personne du jeune Ludovic Sané, déjà testé à ce poste lors de plusieurs rencontres amicales. En phase défensive, les Girondins s’organisent du coup sur quatre étages : la défense à quatre, Sané intercalé, une ligne de trois milieux (de gauche à  droite, Wendel, Plasil et Fernando) et surtout deux offensifs (Gourcuff et Chamakh) chargés de presser les défenseurs centraux stéphanois. Pendant une bonne partie de la rencontre, ce bloc-équipe bordelais va contrôler sans trop de soucis les offensives stéphanoises grâce au travail du cinq de devant.

Mis en confiance pour leur rapide ouverture du score sur coup de pied arrêté, les Bordelais se mettent en effet en position d’attente : un seul but ici, enfermer les Stéphanois sur les côtés à une trentaine de mètres des buts de Carrasso. La recette n’est pas des plus compliquées. Gourcuff et Chamakh se chargent de faire pression sur les défenseurs centraux en leur coupant la solution courte vers leurs deux milieux défensifs. Dans le même temps, le trio Wendel-Fernando-Plasil s’avance de manière à encadrer ses deux milieux défensifs et coulisse sur la largeur du terrain selon le côté de relance choisi par les Stéphanois. A partir de là, la machine à presser se met en route : le milieu bordelais excentré vient faire pression sur le latéral, l’attaquant ferme la solution de passe en retrait, Fernando bloque la solution du milieu défensif et le latéral girondin suit le décrochage de l’ailier stéphanois. A l’arrivée, où Saint-Etienne balance vers Sanogo ou Bordeaux récupère sans souffrir dans son premier quart de terrain.

Ce plan au milieu, les Bordelais font bien de le tenir car à l’arrière, le back four ne respire pas la sérénité. En difficulté sitôt leur adversaire direct retourné, Chalmé et Trémoulinas se font discrets tandis que Ciani et Planus ont beaucoup de mal à gérer le gabarit de Sanogo. Alors que le but de Wendel les dirigeaient vers une victoire facile et rassurante, une faute de naïveté de Sané sur le grand Ivoirien relance Saint-Etienne juste avant la pause grâce au boulet de canon de Sako. A la reprise, le match est tout autre : Gourcuff et Chamakh travaillent moins, que ce soit avec ou sans le ballon, et le pressing des trois milieux est annihilé par le jeu en une touche « latéral=>milieu défensif=>ailier » des hommes de Christophe Galtier. Bordeaux prend l’eau mais ne concède que peu d’occasions jusqu’à ce que Chamakh offre la balle d’égalisation à Bergessio pour une main d’une débilité sans nom. L’Argentin expédie le ballon à côté des buts de Carrasso. Le match vient à nouveau de basculer.

Coïncidence ou non, Laurent Blanc injecte du sang frais juste après ce penalty manqué. A un quart d’heure de la fin, Sertic remplace Gourcuff, suivi de près par l’entrée de Gouffran à la place de Plasil. Une minute après la sortie du Tchèque, son remplaçant profite d’un superbe travail de Chamakh et de Wendel pour tenter sa chance et voir sa reprise poussée au fond des filets par son coéquipier brésilien. La rencontre est pliée, Saint-Etienne ne reviendra plus. Bordeaux reprend ses distances avec ses poursuivants et se rassure après sa débâcle face à Monaco : ça peut ressembler à un poncif mais il n’y a bien que Bordeaux qui peut empêcher Bordeaux d’être champion. Comme face à Marseille à la mi-janvier, les Girondins ont remis leur adversaire du soir dans le bain sans y avoir été forcé. Maintenant que le physique est là, Laurent Blanc sait ce qu’il doit corriger. Et il n’a plus qu’un match pour le faire avant le retour de la Coupe d’Europe…

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2 comments to The Champ is (almost) here

  • PotPot

    Juste, c’est un fait de jeu ect… Mais ce serait injuste de mettre la responsabilité du coup franc sur Sané car il ne fait absolument pas faute… Les deux joueurs jouent le ballon à l’épaule. Le vert tombe et l’arbitre siffle.
    cela dit, l’arbitrage a été très cohérent dans sa sévérité mis à part un tacle très en retar sur Fernando sur le coté qui aurait mérité jaune.

    J’ai trouvé que Sané a apporté beaucoup de sérénité à la défense mais si c’était pas encore ça.ReplyQuote

  • [...] toujours. Dommage pour eux. 23h21 : Bordeaux l’emporte face à Saint-Etienne. L’analyse est disponible ici. Christophe Dugarry a sans doute gagné un bon paquet de votes ce soir pour le Footloose du [...]ReplyQuote

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