[L1] Les onzes qui ne servent à rien…

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…à part à meubler un blog en attendant un peu d’information estampillée « football ». Et pas organigramme d’un club, suivez mon regard. Bref, en attendant la troisième journée des qualifications pour la Coupe du Monde dans la Zone Afrique, voilà un petit billet qui ne sert à rien avec plusieurs onzes de L1. Les déceptions étant nombreuses et étant de très mauvaise foi concernant certains joueurs, il n’y aura pas d’équipe-type les concernant. A la place, je vous propose non pas une, non pas deux, mais cinq équipes. Les deux premières, les plus intéressantes, feraient un all-star game plutôt sympa. Les trois suivantes ne servent strictement à rien puisqu’elles regroupent les meilleurs buteurs, passeurs et cartonneurs du championnat. Bonne lecture quand même.

Bon, tout le monde connaît le principe du All-Star Game ? Ici, on prend les onze meilleurs joueurs français et on les oppose aux onze meilleurs étrangers de Ligue 1. Comme je suis quelqu’un de cohérent, mon onze-type est bien entendu de la partie, sept joueurs avec la France (Lloris, Bonnart, Rami, Diarra, Cheyrou, Gourcuff, Benzema) contre quatre avec le reste du monde (Diawara, Taïwo, Bastos, Chamakh). Sans concurrent à leur poste, les deux révélations Benoît Trémoulinas et Paulo Machado entrent aussi dans les 22 de ce all-star game. Reste donc neuf places à prendre et qui vont se partager entre cinq équipes. Lyon, Toulouse et Marseille placent deux joueurs chacun (deux français pour l’OL, un français et un étranger pour le TFC, deux étrangers pour l’OM). Un Parisien et un Niçois finissent de compléter le onze de départ du reste du monde.

Commençons d’ailleurs par ces deux-là. Dans les buts, en tant que seul gardien étranger titulaire de notre championnat, le Niçois Cedric Ospina prend place dans les buts derrière une défense motié africaine, moitié sud-américaine.  Taye Taïwo et Souleymane Diawara protègent son flanc gauche tandis que Ceara et Mauro Cetto s’occupe du côté droit de la défense. Juste devant, Lorik Cana prend le rôle de sentinelle dévoué au travail de récupération. A ses côtés, le Stéphanois Paulo Machado est chargé de donner la première impulsion à son équipe. Sur les côtés de ce qui pourrait ressembler à un 442, on retrouve le Lillois Michel Bastos à gauche et le Parisien Stéphane Sessegnon à droite. Devant, Marouane Chamakh joue les points d’appui devant la défense adverse tandis que Mamadou Niang tente de profiter des espaces crées par tout ce petit monde.

Reste du monde : Cédric Ospina (COL, Nice) – Ceara (BRE, Paris SG), Mauro Cetto (ARG, Toulouse), Souleymane Diawara (SEN, Bordeaux), Taye Taïwo (NIG, Marseille) – Lorik Cana (ALB, Marseille), Paulo Machado (POR, Saint-Etienne), Stéphane Sessegnon (BEN, Paris SG), Michel Bastos (BRE, Lille) – Mamadou Niang (SEN, Marseille), Marouane Chamakh (MAR, Bordeaux).
Remarque : A la vue de ce onze de départ, une chose saute aux yeux : seuls deux footballeurs européens en font partie (Cana et Machado). Et ils ne sont pas issus de ce qu’on l’on pourrait appeler un « grand » championnat. On peut y voir là une signe des problèmes d’attractivité des clubs français pour des joueurs européens.

Dans les buts de la sélection française de L1, on retrouve Hugo Lloris (en attendant qu’il le soit chez les Bleus…). Sur les côtés de la défense, Laurent Bonnart et Benoît Trémoulinas se retrouvent respectivement face à Bastos et Sessegnon. Dans l’axe, Adil Rami et Jean-Alain Boumsong prennent à tour de rôle la charge du marquage individuel de Chamakh, l’homme libre se chargeant de suivre les courses et les appels de Niang. Alou Diarra donne un coup de main à son « back four » lorsque les deux ailiers adverses dézonent et décident de repiquer dans l’axe. Quand il s’agit d’évoluer plus haut, le Bordelais tente de gêner les relances de Machado. Un cran au-dessus, Etienne Didot et Benoît Cheyrou se relaie au pressing sur le duo Cana-Machado et cherchent leur deux attaquants, Karim Benzema et André-Pierre Gignac. Déchargé de la construction, Yoann Gourcuff n’a plus qu’à se montrer décisif…comme lors du final énorme des Girondins de Bordeaux.

France : Hugo Lloris (Lyon) – Laurent Bonnart (Marseille), Adil Rami (Lille), Jean-Alain Boumsong (Lyon), Benoît Trémoulinas (Bordeaux) – Alou Diarra (Bordeaux), Etienne Didot (Toulouse), Benoît Cheyrou (Marseille), Yoann Gourcuff (Bordeaux) – André-Pierre Gignac (Toulouse), Karim Benzema (Lyon)
Remarque : Mine de rien, ce onze comprend sept joueurs déjà appelés en équipe de France par Raymond Domenech. Et, mis à part Laurent Bonnart, je ne serais pas surpris que trois autres soient au moins appelés chez les Bleus dans les saisons à venir. Didot et Cheyrou ont en tout cas des profils inconnnus dans le onze habituel de Domenech (le fameux numéro 8). Pour Trémoulinas, sa marge de progression combiné à une certaine exposition en C1 la saison prochaine peut le rapprocher des Bleus d’ici deux ou trois saisons.

Et pour finir, les équipes-statistiques, histoire de débrancher le cerveau quelques secondes…

Buteurs : Léandro Cufré (ARG, Monaco), Mickael Ciani (FRA, Lorient), Sandy Paillot (FRA, Grenoble), Jérémy Morel (FRA, Lorient) – Fabrice Abriel (FRA, Lorient), Fernando (BRE, Bordeaux), Yoann Gourcuff (FRA, Bordeaux), Michel Bastos (BRE, Lille) – Karim Benzema (FRA, Lyon), André-Pierre Gignac (FRA, Toulouse).
Passeurs : Mathieu Chalmé (FRA, Bordeaux), Peter Hansson (SUE, Rennes), Sylvain Armand (FRA, Paris SG), Benoît Trémoulinas (FRA, Bordeaux) – Benoît Cheyrou (FRA, Marseille), Wendel (BRE, Bordeaux), Yoann Gourcuff (FRA, Bordeaux), Michel Bastos (BRE, Lille) – Marama Vahirua (FRA, Lorient), Kévin Gameiro (FRA, Lorient).
Fair-play : Nicolas Penneteau (FRA, Valenciennes) – Mathieu Chalmé (FRA, Bordeaux), Onyekachi Apam (NIG, Nice), Etienne Capoue (FRA, Toulouse), Siaka Tiéné (CIV, Valenciennes) – Jerko Leko (CRO, Monaco), Benoît Cheyrou (FRA, Marseille), Rudy Mater (FRA, Valenciennes), Laurent Batlles (FRA, Grenoble) – Johan Audel (FRA, Valenciennes), Marouane Chamakh (MAR, Bordeaux).

Quelques remarques en vrac. Les deux latéraux bordelais sont les deux meilleurs passeurs du championnat à leur poste ; on notera qu’ils réalisé plus de 80% de leurs passes décisives dans la deuxième moitié du championnat. Les deux meilleurs attaquants-passeurs sont deux Lorientais ; j’en déduis rien de spécial, c’était juste à souligner. Les quatre milieux-passeurs l’ont en majorité été sur coups de pied arrêtés. Valenciennes truste quatre des onzes places dans l’équipe du fair-play ; normal pour l’équipe la plus sanctionnée (Decourrière en tête d’ailleurs). Si vous trouvez d’autres observations à faire, n’hésitez à m’en faire part en commentant cet article. En attendant, si vous aimez e-foot, devenez fan sur Facebook, partagez et/ou votez pour cet article sur wikio en cliquant sur le petit icône chiffré ci-dessous. A la prochaine pour un billet consacré à l’Afrique si rien ne change.

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