Pelouse dégueulasse, deux collectifs qui aiment jouer en contre, joueurs-stars décevants, le Toulouse-Paris SG de ce dimanche soir a réuni tous les ingrédients pour nous offrir la plus belle purge de l’exercice 2009-2010. A titre de comparaison, prenez Uruguay-Argentine, enlevez-y l’ambiance, la pression et l’intensité des débats et vous obtenez le « Grand Match » de cette 9ème journée… Et pourtant, e-foot l’a analysé.

Vu qu’il est difficile d’écrire quoi que ce soit d’intéressant sur cette rencontre, je ne vais pas m’ennuyer et commencer par le début, à savoir les compositions des deux équipes. Les nombreuses absences à Toulouse n’empêchent pas Casanova de renouveler son habituel 4-3-3 avec Sissoko dans une position plutôt étonnante d’ailier droit au coup d’envoi. Dans l’axe, Machado reprend le rôle de Didot, blessé, aux côtés de Sirieix. Côté parisien, Kombouaré ne profite pas de l’absence de Makelele pour se lâcher et titularise N’Goyi aux côtés de Jérémy Clément. Clément Chantôme et Younousse Sankharé, cloués sur le banc, peuvent apprécier. L’ancien entraîneur de Valenciennes conserve lui aussi son 4-4-2 à plat. Sessegnon et Jallet encadrent le duo Giuly-Luyindula à la pointe de l’attaque parisienne. Derrière, on est encore dans le grand classique avec de gauche à droite Armand, Sakho, Traoré et Ceara.
Dès les premières minutes de la partie, à défaut d’une des deux équipes, c’est l’ennui qui prend le dessus. Les deux équipes appliquent quasiment la même recette. Les deux défenses jouent très bas pour prévenir des appels en profondeur de Gignac ou Giuly et le milieu de terrain est constamment sauté par les longs ballons de Sakho ou Capoue. On a même parfois l’impression d’assister à une rencontre où l’équipe qui n’a pas la balle est avantagée, c’est dire… A ce petit jeu, ce sont les Toulousains qui laissent volontiers la possession à leurs adversaires. Les Parisiens approchent sans souci des 25 derniers mètres mais se heurtent ensuite à la triplette Capoue-Nounkeu-Congré qui écrase littéralement les petits gabarits de Giuly, Sessegnon ou Luyindula. Sessegnon ne jouant à gauche que sur la feuille de match, les Parisiens ne développent que des actions sur l’aile droite mais, là aussi, la présence physique de M’Bengue empêche toute occasion de but.
Côté Toulousain, c’est pire. Leur présence dans la moitié de terrain adverse se résume au rendement du (trop) seul Gignac. Mis à part quelques sursauts d’ambition côté droit avec Ebondo et Sissoko, les Violets défendent en attendant l’exploit de leur buteur. Il faut dire que lorsque l’on défend à sept entre l’arc de la surface et le point de penalty et qu’il faut être à l’autre bout du terrain cinq secondes plus tard pour récupérer les seconds ballons laissés par l’attaquant, c’est tout de suite plus difficile. Sissoko à droite, aucun axial n’a la force de percussion nécessaire pour faire le liant au milieu de terrain. Et c’est dommage pour eux car les Parisiens laissent énormément d’espaces entre leur ligne défensive et le milieu de terrain. Attaquant à quatre, les Parisiens connaissent aussi le phénomène de l’équipe coupée en deux, Clément et N’Goyi étant eux aussi incapables d’apporter quoi que ce soit dans les 25 derniers mètres.
A la mi-temps, le constat est des plus simplistes : si rien ne bouge dans les animations des deux équipes, ni l’une ni l’autre ne marqueront sur une phase de jeu construite. Heureusement pour nous, Casanova change une chose en libérant Sissoko de son couloir droit ; logique, Paris n’attaquant pas à gauche. Le néo-international se retrouve plus libre dans ses déplacements et évolue désormais sur toute la largeur du terrain en soutien, presque en soutien de Gignac. Et c’est sur une percée plein axe qu’il envoie Ebondo au but en le décalant au bon moment. Il reste alors seize minutes à jouer et on est déjà convaincu que le score ne bougera plus. Kombouaré essaie bien de réagir en faisant rentrer Chantôme et Sankharé, qui fait briller sur une frappe des 20 mètres, au milieu de terrain mais l’entrée d’Hoarau court-circuite leurs mouvements, Paris ne procédant plus que par des longs ballons sur son attaquant fétiche.
Six minutes plus tard, Toulouse l’emporte et Paris enchaîne un cinquième match sans victoire. Mise en avant après la rencontre, l’absence d’Erding n’aurait sans doute pas changé grand chose ce soir, vu le peu de profondeur laissé par la défense toulousaine. L’absence de Makelele a t-elle forcé Clément à regarder derrière, de peur que N’Goyi ne soit pas à la hauteur ? Le fait est que le PSG a renoué avec le 4-4-2 façon Le Guen et ses deux axiaux sans ambition. Le modèle de 4-4-2 à plat de Manchester United en est bien loin avec ses deux milieux relayeurs dans l’entrejeu. Quand je vois des joueurs prometteurs comme Chantôme et Sankharé, j’ose me demander ce qu’attend le staff parisien pour tenter le pari et les lancer. En plus, la défense serait forcé d’évoluer plus haut sur le terrain et on aurait l’impression d’un vrai bloc-équipe. Une idée peut-être à creuser pour un Paris SG qui glisse lentement vers la deuxième partie du classement…

Je crois que le schema de jeu de Toulouse n’avait pas grand chose d’un 433 dans les intentions. Quelle deception et quel manque d’ambition de voir une equipe se comporter en 451 a domicile.
Concernant Paris je crois que le probleme de A. Kambouare n’est pas le milieu. En l’etait actuel de l’effectif, il ne peut pas se permettre de faire jouer l’equipe avec deux relayeurs au milieu, pour la simple et bonne raison que jouer sans pilier devant la defense, le pauvre Sammy Traore se ferai rouler dans tous les sens en un contre un balle au sol. Malgre toute la sympathie que certains peuvent lui trouver, a part sa tete bien ronde et sa taille, le reste de son jeu est proche du neant. Trois fois sur quatre son opposant avec un minimum de vitesse et de technique a une chance de faire la difference. Il manque un grand defenseur central a cette equipe, type un Yepes de la bonne epoque pour pouvoir laisser la place a un milieu plus entreprenant et creatif.
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Concernant Toulouse, il n’y a rien de nouveau. 4-3-3 sur la feuille, Gignac et Sissoko pour les intentions et on ferme derrière. Il n’y a pas grand chose à dire de plus si ce n’est que ça a fonctionné pour la énième fois…
Concernant le problème actuel du PSG. Sur ce match, j’ai trouvé la défense beaucoup plus basse que le reste de l’équipe. Ce qui fait qu’à l’arrivée, ni Clément ni N’Goyi n’étaient véritablement en position de soutenir Traoré et Sakho lorsque Toulouse remontait rapidement le ballon. Ils étaient constamment sautés. Après, peut-être que la présence de Gignac a forcé la défense parisienne à jouer plus bas que d’habitude. Peut-être aussi que le retour de Camara va leur permettre de reformer un bloc bien compact. Il n’empêche qu’hier, que ce soit en phase offensive ou défensive, les milieux axiaux n’ont servi à rien. Suffit d’ailleurs de voir le but toulousain et surtout la chevauchée de Sissoko qui peut faire un rush d’une vingtaine de mètres sans adversaire face à lui jusqu’à Sakho à l’entrée de la surface parisienne. C’est quand même révélateur d’un problème d’équilibre entre les lignes.
Bon résumé. En revanche, quand tu évoques Chantôme et Sankharé, je me sens obligé, en tant que supporter du psg, de réagir. Chantôme, depuis le départ de Guy Lacombe, a toujours ou presque était remplaçant, il y a peut-être une raison. Et puis, cette saison, ses différentes entrées n’ont convaincues personne, tout comme son match contre Boulogne. Et puis Sankharé, ça fait des années qu’on annonce que c’est un futur grand, mais il a jamais rien fait, même en Ligue 2 à Reims ! Techniquement, c’est fort, mais ça n’en fait pas un bon joueur de football, tout juste un joueur de salle. Et puis, si Kombouaré ne les alignent pas, c’est qu’ils ne doivent pas être bons à l’entraînement, tout simplement.
Twitter: flo_toni
Les entraîneurs qui mettent un mec sur le banc ont leurs raisons bien entendu. Concernant Chantôme, je ne me fais que l’écho de quelques personnes qui m’en parlent en bien. Pour Sankharé, je l’ai vu très intéressant chez les Espoirs et quand je vois la trajectoire de Sissoko avec Toulouse, je me demande si ce ne serait pas une bonne idée de lui donner sa chance sur quelques matchs. Très bon techniquement oui, et en plus, avec les Espoirs, c’est le distributeur au milieu, jeu court et jeu long avec une qualité de passe supérieure à celle de Sissoko sur les matchs que j’ai vu. Pour ça que je ne comprends pas les bouts de matchs qu’il joue…Pour peu que Pelé ne la sorte pas hier soir, peut-être que sa saison serait tout autre. Mais on rentre dans les hypothèses là…
[...] regardé et parfois analysé : France-Feroe, France-Autriche, Uruguay-Argentine, Auxerre-Bordeaux, Toulouse-Paris SG, Bordeaux-Bayern Munich, Lille-Genoa, Bordeaux-Le Mans, Liverpool-Manchester United, [...]