Bayern – Inter : les clés du match

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Van Gaal face à Mourinho, l’arrivée anticipée du Special One à Bernabeu, la revanche de Robben et Sneijder, une finale sans clubs anglais ni espagnols, les angles d’attaque d’avant-match de cette finale de Ligue des Champions sont extrêmement nombreux et variés. Malgré tout, sur e-foot.eu, on ne va pas se disperser. Qui dit Van Gaal et Mourinho, dit opposition tactique. Qui dit opposition tactique, dit clés du match sur votre blog préféré. Ici et maintenant, c’est parti !

En demi-finale, les deux techniciens ont été portés aux nues pour leur gestion des matchs face à Lyon et Barcelone. Avant de maîtriser complètement le match retour, Van Gaal avait remporté l’aller grâce à sa gestion des quelques minutes passées en infériorité numérique : en passant de deux milieux défensifs à une sentinelle derrière deux relayeurs, il avait pu garder sous pression les constructeurs lyonnais sans casser ses duos ailier/latéral qui marchaient parfaitement dans les couloirs (voir l’analyse). Mourinho avait lui échafaudé le plan parfait pour prendre le Barça à San Siro : un bloc de six extrêmement compact au sein duquel viennent se greffer les ailiers en phase défensive. A la relance, le pressing du Barça est court-circuité par relances rapides à la recherche de Sneijder pour un relais ou Milito en appui ou dans la profondeur. Une fois dans le camp adverse, l’équipe du Mou se dépense au pressing et le fait payer cash derrière (voir l’analyse). On a là à faire à deux maîtres dans la réaction ou l’anticipation.

Dès lors, difficile de savoir à quoi pourrait vraiment ressembler la rencontre à venir. Lequipe.fr a pour une fois visé juste en qualifiant l’Inter d’équipe-caméléon, qui sait s’adapter à n’importe quelle situation ou presque. Le problème, c’est qu’il est très difficile de savoir ce que le Bayern va proposer sur ce match. Une chose est néanmoins certaine : Arjen Robben va jouer. Le Néerlandais est le patron de l’attaque bavaroise et Mourinho va devoir s’en accomoder. Comment ? Plusieurs solutions s’offrent à lui. La première, et elle ne m’étonnerait pas forcément, revient à lui coller un joueur constamment sur le dos lorsqu’il est sur son aile droite (qu’il ne quitte que très rarement, il faut le préciser). Dans les 30 derniers mètres, c’est Zanetti qui s’y colle après avoir éteint Messi à Barcelone ; plus haut sur le terrain, c’est l’ailier gauche qui sera titularisé (Pandev) qui se chargera de ralentir le Néerlandais. La position des axiaux de l’Inter sera aussi très importante à ce niveau : que ce soit Sneijder en 10 ou le milieu défensif gauche (Cambiasso ?), ils devront être assez réactifs pour venir fermer la porte à l’intérieur avant que Robben n’essaie de s’y engouffrer.

Le gros avantage pour l’Inter, c’est que l’absence de Ribéry prive le Bayern d’une force de frappe quasi équivalente dans le couloir gauche. Manque de bol, ça risque d’enlever quelques pensées défensives à Maicon. Prenons le côté gauche qui s’est déplacé à Lyon il y a quelques semaines : Altintop et Contento. Comparons-le au côté droit de l’Inter : Maicon et Eto’o. A partir de là, deux choix sont possibles : ou Van Gaal prend les mêmes, recommence et perd ; ou il change sa paire. Pour contrer le Brésilien, je ne serai pas étonné de voir Schweinsteiger décalé sur le côté gauche. Derrière lui, aligner Contento et son placement approximatif pour s’occuper de Samuel Eto’o ne me paraîtrait pas franchement adéquat. Au détour d’un site spécialisé, j’ai pu apercevoir que Van Gaal privilégiait la solution Badstuber pour gérer les déplacements du Camerounais. Un défenseur central de métier pour s’occuper d’un attaquant de pointe de métier, what else ? Cette hypothèse nous fait doucement glisser vers une troisième : on risque d’avoir deux blocs qui n’hésiteront pas à jouer sur le déséquilibre offensif.

Et ce ne sera pas nouveau pour l’un comme pour l’autre. Lors du match aller face au Barça, l’Inter avait très souvent remonté le ballon par la gauche avec du jeu court pour attirer le pressing catalan avant de renverser à droite par Sneijder ou Milito pour que Maicon et Eto’o se retrouve avec de l’espace pour lancer le mouvement final. Idem pour le Bayern dont le couloir droit Lahm/Robben s’était baladé à Lyon et avait crée la plupart des décalages les dernières passes qui renvoyaient souvent le ballon vers un Altintop complètement seul à gauche (bon, en même temps Lyon jouait à 10). Dans l’axe, difficile de prédire quoi que ce soit. Mis à part des duels : Olic face à Samuel et Lucio et Milito face à Van Buyten et Demichelis. A Munich, le rôle du Muller en soutien (s’il joue) sera prépondérant. On aura aussi droit à une grosse bataille de milieux avec Cambiasso et Stankovic (ou Motta) face à Van Bommel et un inconnu (Schweinsteiger ? Tymoschuk ?). Le rendement du relayeur de ces deux paires pourra apporter une vraie valeur ajoutée à un match qui aujourd’hui ne semble tourner qu’autour des couloirs.

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