Bordeaux attend encore le déclic

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Les Girondins de Bordeaux l’ont fait. Au prix d’une dizaine minutes de flottement à dix contre dix en deuxième période, Bordeaux a logiquement décroché son ticket pour les quarts de finale de la Ligue des Champions face aux Grecs de l’Olympiakos. Après un gros premier quart d’heure, les hommes de Laurent Blanc se sont peu à peu endormis avant de se mettre à cauchemarder après l’égalisation de Mitroglou. Mais Chamakh était là pour réveiller tout le monde, et les 31000 spectateurs avec.

Je vais être honnête avec vous, vous n’aurez pas droit à une analyse tactique détaillée de la rencontre. Ayant décidé de ne pas aller au stade vu le prix des places, GoldFM m’a offert la possibilité de le voir en leur compagnie depuis le Connemara Irish Pub de Bordeaux. Un soir de Saint-Patrick, cela pouvait difficilement tomber mieux. Bref, on a regardé le match à plusieurs, Chezlesgirondins était aussi dans la place notamment, et on en a tiré les conclusions à chaud à l’antenne de GoldFM du coup de sifflet final jusqu’à minuit. Si l’occasion se présente, je mettrai en ligne le podcast de l’émission qui, vu la manière dont elle s’est déroulée, devrait être plutôt sympathique. En attendant, je vous conseille d’aller faire un petit tour sur Facebook où quelques photos et autres vidéos ont été postés par le profil de Chezlesgirondins Pointcom. J’en ai relayé une sur la page du blog.

Bon alors, ce match. On va démarrer par les compositions des deux équipes : aucune surprise, d’un côté comme de l’autre, on aligne le onze-type moins les absents (dont Planus à Bordeaux). Laurent Blanc voulait retrouver des Bordelais compétiteurs sur cette rencontre. Il a été entièrement servi durant le premier quart d’heure. Sous l’impulsion de Diarra, Bordeaux exerce un gros pressing au milieu de terrain. Dès le coup d’envoi, on peut notamment apercevoir Plasil qui va se jeter dans les pieds de Datolo sur la ligne médiane. Bref, le six de devant bordelais sort sa panoplie Ligue des Champions, celle qui a déjà fait plier la Juve et le Bayern. Fernando tente sa chance de loin dès la troisième minute. Le jeu et les vagues bordelaises n’ont même pas le temps, ni le besoin, de se mettre en place puisqu’une minute plus tard, Gourcuff trouve la lucarne gauche de Nikopolidis sur un coup-franc excentré côté gauche, les seuls qu’il tire convenablement.

Derrière, Bordeaux garde son emprise mais semble avoir perdu de son allant vers les buts de Nikopolidis. Ou bien ne semble pas avoir réglé ses problèmes offensifs actuels : manque de percussion et de mouvement dans les trente derniers mètres adverses pour faire court. Mais la maîtrise au milieu de terrain reste bien girondine. Zaïri (si, si j’vous jure) réussit bien à inquiéter Carrasso sur un centre qui lobe le gardien bordelais mais personne ne suit. De son côté, Nikopolidis doit s’employer face à Gourcuff et est à deux doigts (enfin, n’est pas en fait du coup) de prendre le même coup-franc que celui de la 4ème minute. Chamakh le pousse aussi à sortir de ses cages ce qu’il fait avec moins de difficulté. Les minutes passent et Bordeaux lâche peu à peu son emprise au milieu de terrain. Si Maresca ne réussit toujours pas à trouver la profondeur, les ailiers, Datolo et Zaïri, jouent de plus en plus les relais vers Derbyshire et Lua Lua.

De toute façon, les Grecs n’ont pas à s’affoler, le but encaissé ne changeant rien : quoiqu’il arrive pour se qualifier, il leur faut inscrire deux buts. Juste avant la mi-temps, Derbyshire croit en mettre un au fond mais l’attaquant anglais est signalé hors-jeu. Premier avertissement pour les Bordelais, sans frais cette fois. « Ouf » se dira t-on une heure plus tard, au moment du coup de sifflet final. Car les Bordelais vont se montrer fébriles en deuxième mi-temps. Les débats s’équilibrent. L’engagement est présent : on est bien au niveau d’un huitième de finale de Ligue des Champions. Les cartons tombent. Derbyshire en reçoit deux en cinq minutes et doit retourner aux vestiaires. La route vers les quarts de finale est grande ouverte pour les Bordelais ! Trop grande ? Bordeaux ne parvient pas à remettre la main sur le ballon et sur une erreur de jugement (jouer le hors-jeu sur une touche ?), Ciani lâche Mitroglou qui envoie un missile sous la barre de Carrasso.

Ca y est, Bordeaux a peur. Et quand Bordeaux a peur, Bordeaux déjoue. Et quand Bordeaux déjoue, son bloc ne presse plus de manière coordonnée. Alou Diarra essaie de montrer l’exemple : raté, son engagement est sanctionné par un carton jaune, son deuxième, qui le pousse à rejoindre Derbyshire dans les travées de Chaban-Delmas. Le stade tremble, les onze Girondins aussi. Fini le pressing, on retrouve les deux lignes de quatre avec Chamakh seul en pointe que l’on a pu apercevoir face à Montpellier il y a quelques semaines. Et il fallait bien ça pour protéger la défense bordelaise ; sans Planus, celle-ci semble en effet à la limite de la rupture à chaque fois que l’adversaire passe le milieu de terrain (et Alou Diarra). Sur une action, Sané est tout près de tromper son propre gardien. Et puis finalement, l’heureux dénouement : Trémoulinas déborde en marchant et dépose un chocolat au-dessus de Raul Bravo pour la tête de Chamakh.

« Ouf. » Reste à savoir comment les Bordelais vont digérer ce match. Beaucoup espéraient qu’il lancerait leur fin de saison. Si le milieu de terrain a retrouvé un vrai équilibre, il y a encore beaucoup de choses à régler dans les 30 mètres, que ce soit de Carrasso ou du gardien adverse. Vivement Lille dimanche…

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2 comments to Bordeaux attend encore le déclic

  • Gerald

    tsss tsss je n’ai vu que le résumé mais la fébrilité des Girondins après le but de l’Olympiakos était palpable à travers l’écran :O
    Quand j’ai vu la montée de Tremoulinas à moins de 5 minutes de la fin, j’ai pas trop compris pourquoi il ouvrait son couloir à ce moment, son centre-assist (sa spécialité) s’est révélé payant mais néanmoins, sur le moment, il m’a semblé que le ratio risque/récompense (ouverture d’espace dans le couloir, attaquant isolé) ne valait pas le coup de quitter son poste.

    Et le Barça, tu vas nous faire un papier sur la prestation de Titi dans l’axe ?ReplyQuote

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