[LdC] Le palmarès de la 2ème journée (mardi soir)

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Il y a des soirs comme ça où l’on est incapable de rester sur une rencontre. Parti pour voir et vous proposer ensuite une analyse de Debrecen-Lyon, j’ai finalement atterri dans un pub qui diffusait pas moins de trois matchs en simultané. Ayant Arsenal-Olympiakos dans mon dos, mes yeux se sont posés devant Barcelone-Kiev et surtout Fiorentina-Liverpool. Trop occupé pour prendre des notes, j’ai décidé en revenant devant mon outil de blogging de vous proposer, plutôt qu’une analyse peu fournie, un vrai palmarès de cette 2ème journée de Ligue des Champions. Au programme, un tour des résultats, des remarques, quelques zooms et une bandelette gracieusement offerte par les attaquants du FC Barcelone.

Les résultats :

Groupe E : Debrecen 0/4 Lyon  -  Fiorentina 2/0 Liverpool
Ca sentait le piège pour des Lyonnais diminués par les blessures, ils s’en sont sortis avec brio (lire par ailleurs). Du côté de Florence, les locaux s’en sortent avec une victoire logique face à un Liverpool dominateur en deuxième période mais incapable de réalisme. En prime, les hommes de Prandelli ont brillé par leurs magnifiques remontées de balle, toute en une touche de balle ou presque, qui m’a parfois rappelé la Roma d’il y a quelques années.

Groupe F : Rubin Kazan 1/1 Inter Milan – Barcelone 2/0 Dinamo Kiev
Pas grand chose à signaler dans ce groupe. Malmenés par un champion de Russie très entreprenant, les joueurs de Mourinho ramènent un point qui n’est finalement pas une mauvaise opération (lire par ailleurs). Barcelone se promène une fois de plus à domicile, affichant une possession de 75% face à une équipe réputée pour aimer tenir le ballon aussi. Les Ukrainiens peuvent remercier leur gardien Shovkovkiy qui leur évite la correction.

Groupe G : Unirea Urziceni 1/1 Stuttgart – Rangers 1/4 FC Séville
Désormais leader avec 6 points, le FC Séville est pourtant sorti d’Ibrox Park avec un score flatteur au vu de la rencontre. Contrairement à ses sorties européennes des dernières saisons, les Rangers ont été très joueurs mais ont pêché au moment de la finition. Une erreur classique et qui s’est payé cash face à un néo-grand d’Europe. En Roumanie, le nul entre Stuttgart et l’Unirea tombe sous le sens vu la physionomie de la rencontre.

Groupe H : Arsenal 2/0 Olympiakos – AZ Alkmaar 1/1 Standard
Un peu comme le Barça, les Gunners ont largement dominé la rencontre. A l’inverse, n’ayant ouvert le score qu’à la 78ème minute, ils ont eu le temps de se faire quelques frayeurs sur une ou deux phases arrêtés bien négociées par les Grecs. Dans l’autre rencontre du groupe, l’AZ et le Standard se sont quittés sur un score aussi logique que celui entre Stuttgart et l’Unirea.

Les remarques :
- On attend toujours les exploits individuels de Messi ou Cristiano, ce soir, c’est Nacho Novo (Rangers) et Dominguez (Rubin Kazan) qui régalent !
- Y’a t-il un supporter de l’Olympiakos qui saurait m’expliquer pourquoi Jaouad Zaïri est titulaire pour un match de Ligue des Champions ?
- Toujours au rayon « perdu de vue », cette soirée C1 m’a permis de revoir les visages d’Arthur Boka (Stuttgart) et de Patrick Vieira (Inter) sur un terrain.
- En plus de l’OL, Laurent Duhamel a porté haut les couleurs du football français en officiant sans accroc la rencontre entre Unirea et Stuttgart.
- Non, je ne serai pas l’énième personne à surnommer Antonis Nikopolidis « le Clooney Grec » ; je préfère signaler qu’il a encore fait un excellent match.
- Je n’avais encore jamais vu Mario Balotelli sur un terrain : un éclair sur la barre adverse et un carton rouge plus tard, j’ai compris le phénomène.

L’OL ne rigole pas :
Un adversaire loin d’être ridicule à Anfield (défaite, 0-1) et une infirmerie pleine qui vous oblige à composer votre banc avec des jeunes du centre et un blessé (Ederson) : ce déplacement à Debrecen avait tout du match piège pour l’Olympique Lyonnais. Le doute n’a plané que trois minutes, le temps pour Pjanic d’adresser un corner-caviar à Kallström. Les Lyonnais ont ensuite déroulé comme face à Anderlecht à tel point qu’à la demi-heure de jeu, le score ressemblait à un match du Barça (3-0). Sur le terrain un peu moins : dominateur, l’OL s’est crée plusieurs occasions franches dans le jeu mais a concrétisé sur deux autres coups de pied arrêtés toujours tirés par Pjanic. On attendait à ce que Bastos prenne la succession de Juninho sur ces phases de jeu, avec deux passes décisives et un superbe coup-franc dans le petit filet, l’ancien Messin s’affirme un peu plus comme le tireur numéro un côté Lyonnais. La pression sur les buts hongrois a logiquement baissé en deuxième période, n’empêchant pas Gomis de s’offrir un joli numéro pour clôturer la marque. Tranquille, Claude Puel a même fait découvrir la Ligue des Champions à deux de ses jeunes, Gonalons et Kolodzieczak, et peut se tourner vers le déplacement à Liverpool le 20 octobre. Si l’OL ramène un point d’Anfield, la qualification sera dans la poche.

Jovetic, nouveau phénomène ?
De Canal à RMC en passant par quelques lectures, j’avais entendu beaucoup de bien du jeune attaquant monténégrin de la Fiorentina, Stefan Jovetic. De ces sources, j’avais simplement retenu les détails concernant sa précocité (19 ans) et ses choix capillaires que je n’oserai considérer ici comme douteux. La curiosité me gagne donc au moment de me poser de Fiorentina-Liverpool. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu ! En 90 minutes, Jovetic a affiché sur sa palette presque toutes les qualités de mes attaquants favoris du moment, c’est dire. Lorsque son équipe n’a pas le ballon, il presse aussi intensément que Marouane Chamakh à tel point qu’il en a récupéré plusieurs. A la finition, il est l’autre d’un doublé qui aurait très bien pu être signé par Filippo Inzaghi : un placement parfait à la limite du hors-jeu pour se retrouver seul face au gardien sur le premier et une déviation de fourbasse au premier poteau qui ne laisse aucune chance à Reina sur le second. Last but not least, il se mue même en meneur de jeu lorsque la Fiorentina développe ses contre-attaques rapides avec du jeu court et en une touche de balle. En fait, en sortant de ce match, je me suis demandé s’il n’est pas à la Fiorentina ce que Francesco Totti est à la Roma. Si un spécialiste du Calcio traîne sur ce blog, je serais très intéressé par quelques éclaircissements.

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L’emballement inutile :
Deux points en deux rencontres et voilà les premières sirènes d’alarme tirées pour l’Inter en Ligue des Champions. Après un nul à San Siro face au Barça, les joueurs de Mourinho sont allés chercher un point sur la pelouse du champion de Russie, le Rubin Kazan. Un nul face au Barça actuel est toujours un bon point, à domicile comme à l’extérieur. Ramener un point d’un déplacement en Ligue des Champions n’a jamais été considéré comme une mauvaise opération. Dès lors, quand en plus, vous concédez le nul dans un match que vous terminez à dix après avoir été largement dominés, vous pouvez très bien vous contenter de ce résultat. Surtout qu’en plus, vous recevez un Dinamo Kiev à votre portée lors de la prochaine journée dans un match qui pourra vous permettre de vous installer à la deuxième place en cas de victoire. Il vous restera alors à la conserver en faisant un sans-faute à domicile et en ne perdant pas à Kiev et la qualification sera dans la poche. En danger vous dites ?

La bandelette qui vous fait aimer le Barça :
J’ai souvent évoqué ici ma vision des trois attaquants alignés dans un 4-3-3 : si les trois hommes ont des profils complémentaires et sont intelligents, il est tout à fait possible de ne pas aligner de véritables ailiers dans les couloirs. Le deuxième but de Barça face à Kiev va dans mon sens. Dans le bon ordre, Messi, Ibrahimovic et Pedro construisent ce but, s’appuyant sur les qualités de chacun. A une quarantaine de mètres des buts, Messi lance l’action en se lançant dans une chevauchée en diagonale (1)qui fixe toute la première ligne défensive de Kiev (2, déjà déstabilisée car en phase de repli). A l’entrée de la surface, Ibrahimovic poursuit ce travail de fixation en attirant à lui les quatres joueurs qui suivaient Messi jusque-là (3). De là, trois solutions s’offrent à lui (4), resservir complétement démarquer côté gauche, frapper au but ou aller chercher Pedro et lui offrir un face-à-face avec un défenseur avant de pouvoir concrétiser l’occasion. Zlatan choisit sans doute l’option la plus compliquée en servant Pedro sur une passe qui va éliminer cinq Ukrainiens. L’attaquant de la Cantera va lui éliminer le sixième avant de battre le gardien de l’intérieur du gauche (5).

bandelette_barca

Shovkovkiy
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